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La Peur

La Peur
De Stefan Zweig
Mis en scène par Elodie Ménant
Avec Hélène Degy
  • Hélène Degy
  • Aliocha Itovich
  • Ophélie Marsaud
  • Théâtre Michel
  • 38, rue des Mathurins
  • 75008 Paris
  • Havre-Caumartin (l.3, l.7, l.8, l.9, RER A et E)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 35,00
À l'affiche du :
7 octobre 2016 au 26 février 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 19:00
    • 19:15

Stefan Zweig excelle dans la description des tourments intérieurs de ses héros.

Sa nouvelle, La Peur, en est le meilleur exemple. Construit comme un roman à suspense, la pièce se déroule au rythme haletant des angoisses d’Irène, jeune femme adultère traquée par l’étrange compagne de son amant.

Manipulation ? Hallucination ? Comment échapper à cette tourmente sans fin ? On assiste au vacillement d’un couple qui ne se comprend plus… jusqu’au dénouement, véritable coup de théâtre.

 

Cette pièce, à l’esthétique cinématographique, s’inspire de l’univers d’Hitchcock, notamment du remarquable film Fenêtre sur cour.

 Attention, La Peur est jouée à 19h, retour aux pièces géniales.

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La critique de la rédaction : 8/10. Une démonstration effrayante de ce qu'est l'engrenage du mensonge.

L'action se passe dans une atmosphère agréable et dépaysante des années 50 avec beaucoup de cachet.

Nous suivons les déboires d'un couple qui semble aller assez mal. Irène a dit un gros mensonge qu'elle a essayé de dissimuler avec un autre mensonge puis un autre encore. La suite de l'histoire sera un véritable plaidoyer pour la probité.

Le personnage du mari est droit, carriériste et sa femme toute en sensibilité, touchante. Les deux acteurs excellent, nous captivent et font monter une réelle tension dramatique au fil des rebondissements.

Émus, nous ne savons plus si nous voulons rire ou pleurer. Nous ressentons beaucoup de choses jusqu'au dénouement auquel nous assistons la gorge nouée !

Heureux et même troublés d'avoir découvert l'une des formes que peut prendre la peur.

Note rapide
7,7/10
23 pour 23 notes et 17 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
9 critiques
Note de 4 à 7
39%
8 critiques
Note de 8 à 10
61%
Toutes les critiques
21 janv. 2017
6,5/10
4 0
Ressorti de cette pièce assez décontenancé.

Il n'y a pas de réelle critique à faire. Les comédiens sont prenants. L'intrigue bien ficelée. Et les quelques effets de mise en scène sont tout à fait réussis.

Mais voilà, au final la mayonnaise ne prend pas. Le personnage de la femme est terrorisée, angoissée, à l'idée que son mari découvre l'adultère. Elle n'en dort plus. Elle en vient aux larmes. Et nous, spectateurs, regardons cela sans partager ces sentiments.

Et c'est là que le bat blesse. Qu'est-ce qui cloche ? Très certainement un enjeu assez mineur finalement. Un simple adultère. Les conséquences éventuelles, si le mari venait à le découvrir, ne nous semblent justifier ces états d'âmes. Alors on reste distant. Appréciant le jeu des comédiens. Suivant cette histoire, sans réellement y entrer.
19 janv. 2017
7,5/10
4 0
Une très belle version de Stefan Sweig.
Mention particulière à la mise en scène, d'Elodie MENANT.
Belle interpréation.
Sobre et efficace.
A voir.
7/10
8 0
Irène et Fritz sont mariés depuis 10 ans. Deux enfants, un bel appartement, une bonne : la réussite pour cette famille de la classe moyenne.
Lui est très pris par son cabinet d'avocats qu'il a ouvert depuis un an. Elle s'occupe entre cours de piano et stylisme, mais ne tarde pas à s'ennuyer. Fritz n'a plus assez de temps à lui consacrer, ne la regarde plus, considère que les activités d'Irène ne sont que divertissement et futilité alors que lui s'occupe de dossiers sérieux. Alors elle succombe au charme de son professeur de piano qui lui sait se montrer attentionné.

Jusqu'au jour où la fiancée du musicien fait éruption dans la vie d'Irène. Elle demande à l'épouse infidèle d'en finir avec cette aventure et enchaîne rapidement sur du chantage. Irène met la main dans l'engrenage et ment chaque jour un peu plus à Fritz, effrayée par le risque qu'il n'apprenne un jour qu'elle l'a trahit.

UN SUSPENS A LA HITCHCOCK

Stefan ZWEIG était maître dans l'art de décrire les tourments de l'âme de ses personnages. Dans LA PEUR ce sont les angoisses d'une femme infidèle qui sont montrées. Comme dans un thriller nous assistons à sa descente dans un enfer personnel. Poursuivie par une femme elle s'enferme dans un cercle pervers dont elle ne sait plus sortir. Malgré sa volonté de mettre fin au chantage elle est incapable d'avouer la vérité à son mari.

Le personnage de la fiancée s'infiltre dans sa vie, dans sa conscience. Elle est troublante. Existe-t-elle vraiment ou n'est-elle qu'une hallucination, reflet de la culpabilité d'Irène. Cette dernière sombre dans la paranoïa confrontée à la double peur d'avouer la vérité à son mari ou que la vérité ne lui soit dévoilée par le maître-chanteur.

Ce soir-là c'est Elodie MENANT qui tenait le rôle d'Irène (qu'elle joue en alternance avec Hélène DEGY). La metteur en scène a su parfaitement transmettre tant dans sa scénographie que dans son interprétation l'enfermement psychique dans lequel s'inscrit Irène. La tension s'installe et comme dans un film d'Hitchcock le suspens monte jusqu'au coup de théâtre final.

Aliocha ITOVICH est un Fritz mature, attentif et préoccupé par l'état de sa femme. D'abord distant car préoccupé par la défense de ses clients et l'évolution de son cabinet, il reste à l'écoute de son épouse, fait des efforts pour se rapprocher d'elle, semble désarmé quand elle devient distante, puis est troublé par son attitude étrange.

Ophélie MARSAUD complète le trio. Elle joue à merveille l'intrigante et angoissante fiancée, manipulatrice et inquiétante figure traumatisant Irène.

En bref : Une très belle adaptation de la nouvelle de Stefan ZWEIG. Elodie MENANT monte et interprète avec brio un drame psychologique dans un huis clos intense. Le suspens est mené comme dans un film d'Hitchcock. Un très beau moment de théâtre.
4 janv. 2017
8,5/10
16 0
« La peur » panique de Stephan Zweig au Théâtre Michel.

Petit à petit, la jolie poupée des années 50 se décompose devant nos yeux, victime d'une terrible torture psychologique. Dans ce cauchemar sans fin, la petite femme-oiseau lumineuse des débuts se débat sans succès dans sa prison de verre, désormais fissurée. On regrette les silences parfois trop longs, qui perturbent le tempo de notre immersion théâtrale du soir. Une fin immanquable.
30 déc. 2016
8,5/10
14 0
Bonne pièce avec une vraie incarnation des rôles.

Le jeu conflictuel des interprètes, le mouvement incessant des décors participent au malaise ambiant.

La question posée dans ce texte de Zweig est en plus intéressante.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor