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Hotel des Deux Mondes

Hotel des Deux Mondes
De Eric-Emmanuel Schmitt
Mis en scène par Anne Bourgeois
Avec Michèle Garcia
  • Michèle Garcia
  • Jean-Jacques Moreau
  • Davy Sardou
  • Jean-Paul Farré
  • Odile Cohen
  • Noémie Elbaz
  • Günther Vanseveren
  • Roxane Le Texier
  • Théâtre Rive Gauche
  • 6, rue de la Gaité
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 27,00 à 45,00
À l'affiche du :
19 janvier 2017 au 13 mai 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00

Personne ne sait pourquoi ni comment il s'est retrouvé à l’Hôtel des deux mondes.

Ni quand il en repartira. Dans ce lieu mystérieux, tout peut arriver, même des faits miraculeux.

Huit personnes s’interrogent, se disputent, se moquent, s’attendrissent, voire s’aiment. Certains changeront, d’autres pas, chacun restant le maître de son chemin.

 

Un suspense métaphysique entre rêve et réalité, une comédie philosophique où Eric-Emmanuel Schmitt, l’auteur du Visiteur, poursuit sa recherche éperdue du sens et pose le mystère comme raison même d’espérer.

 

Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de 56 ans, est très présent sur la scène théâtrale française. Il a notamment adapté Hibernatus, L'Élixir d'AmourOscar et la Dame Rose24h de la vie d'une femmeLe Joueur d’Echecs, Le Chien, Petits Crimes Conjugaux... C'est lui qui dirige le Théâtre Rive Gauche.

Anne Bourgeois est une metteuse en scène dont vous avez peut être vu le travail dans Les Voeux du Coeur, Des Gens Bien ou Représailles.

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La critique de la rédaction : 6/10. Avis nuancé sur cette pièce dont certains passages sont intéressants mais qui ne m'a pas non plus emballé.

Le texte plante quelques graines pour initier des réflexions sur la mort, nos convictions sur l'au-delà, mais aussi sur la vie, l'amour, le bonheur. Plusieurs répliques sont très belles, poétiques ou drôles. Hélas, l'histoire n'avance pas à très bon rythme et les dialogues restent trop inégaux.

J'ai beaucoup aimé le personnage du Président d'entreprise qui se croit tout permis, même dans "l'hôtel des Deux Mondes". Il est super bien joué. J'ai en revanche eu plus de mal avec Laura, dont l'arrivée fait prendre une tournure regrettable à la pièce.

La mise en scène et le décor, assez kitschs, ainsi que la présence des 2 anges ne convainquent qu'à moitié.

Je ne garderai pas un souvenir impérissable de mon passage dans cet hôtel.

Note rapide
7,3/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
47%
8 critiques
Note de 8 à 10
53%
Toutes les critiques
7,5/10
4 0
L’hôtel des deux mondes est un endroit où se croisent des personnes entre la vie et la mort.

Je ne connaissais pas le livre d’Eric Emmanuel Schmidt, c’est donc sans à priori que je suis allée voir la pièce.
Un décor un peu spartiate avec un ascenseur particulièrement bruyant en élément central de décoration mais qui sert aussi de porte d’entrée/sortie des personnages égarés dans cet hôtel, j’ai bien aimé même si je comprends que ce décor ne plait pas à tout le monde.

Les comédiens étaient tous bien mais j’ai une préférence pour le mage (le drolatique Jean Paul Farre)

L’histoire : c’est une sorte de quête métaphysique sur le temps qui passe, la vie dont il faut profiter avant la mort avec des passages drôles mais aussi émouvants. En tout cas, en tant que spectateur, on ne voit pas vraiment le temps qui passe même si j’ai deviné la fin bien avant que le couple ne se forme, ça reste plaisant à suivre.

Au final, voilà une pièce plutôt plaisante même si certains personnage m’ont semblés superflus : le président, Marie. On aurait pu se concentrer sur les personnages principaux.
18 avr. 2017
7,5/10
4 0
Si j'osais je comparerais Eric Emmanuel Schmitt à Claude Lelouch. Deux artistes prolixes capables du meilleur, comme du moins bon et tous deux fascinés par l'au-delà.

Après quelques déceptions j'hésite à lire ou aller voir une pièce signée de cet auteur et cet Hôtel des deux mondes me prouve que j'ai raison de persister. La pièce a de l'intérêt, est mise en scène intelligemment (le talent d'Anne Bourgeois a encore une fois fait mouche) et les comédiens sont tous excellents.

J'aurais quelques réserves sur le décor qui ne séduira pas les phobiques des ascenseurs (j'en connais beaucoup) mais il fonctionne plutôt bien pour instaurer une ambiance étrange convenant au lieu.

Un brutal éclair évoque quelque chose qui relèverait d'un voyage galactique. Julien Portal (Davy Sardou) sort de l'ascenseur, arrivant d'un sous-sol. Notre œil est intrigué par les lettres V et A dont la signification nous échappe encore. Il aimerait savoir où il se trouve et ce qu'il est venu faire là mais personne ne lui répondra. Une clé lui sera tendue silencieusement par un des deux personnages muets (Günther Vanserveren et Roxane Le Texier) qui sont probablement des anges. Leur rôle n'est pas facile, puisque sans paroles et pourtant leur présence est bien réelle.

Est-il un client ordinaire ? Sans doute non, et pas davantage que les autres dont on ne sait pas comment il sont arrivés là ni s'ils en repartiront. Ses voisins d'infortune sont des caractériels. En particulier le président Delbec (Jean-Jacques Moreau), et Marie (Michèle Garcia) dont les répliques sont savoureuses. Julien parvient malgré tout à apprendre qu'il n'est ni dans un hôpital, ni aux urgences. Il a beau se sentir "un mort en bonne santé" le doute arrive : aurait-il eu malgré tout un accident, une crise cardiaque, serait-il dans le coma ?

Les dialogues écrits par Eric Emmanuel Schmitt alternent entre points de vue philosophiques et paroles poétiques sans tomber sans deux écueils, la pure comédie, ou la sévère leçon de morale. On suit le parcours de chaque protagoniste qui, comme dans la "vraie" vie, ne sont pas tous disposé à changer.

Dire que la pièce est menée avec suspense serait exagéré mais on passe un bon moment de théâtre et on en sort en se disant qu'il ne faudrait pas oublier quelques aphorismes. Un grand bonheur n'est composé que de toutes petites choses qu'on ne songe pas assez à goûter.

Le mage Radjapour est judicieusement là pour nous le rappeler, témoignant qu'il se délecte de chaque moment (supplémentaire) comme d'un bonbon en le décortiquant avant de le savourer. Jean-Paul Farré est bien entendu parfait dans ce rôle (comme il l'est quelques heures plus tôt dans celui de Voltaire au tout voisin Théâtre de Poche).

Laura (Noémie Elbaz) est en attente d'une greffe mais elle se sent salie par la pitié. La situation est difficile à supporter puisqu'il faut que quelqu'un meurt pour qu'elle puisse continuer à vivre. Cette situation donne un prix particulier à ce que peuvent être des derniers instants.

On s'interroge alors nous aussi sur ce qui nous empêche d'apprécier la valeur de la vie quand "tout va bien" en suivant le questionnement du docteur S (Odile Cohen). On retrouve un thème de prédilection de l'auteur, spécialiste des religions. Si la vie est un don, à qui le doit-on ? A Dieu ou à la vie elle-même ?

Mourir c'est accepter l'inéluctable. Mais l'homme est un incorrigible optimiste qui veut croire que les miracles existent. Je ne peux pas vous dire la fin mais sachez qu'un des personnages réussira à insérer dans le dispositif le grain de sable humain qui permettra d'en finir avec le hasard.

Émotion et rire se bousculent jusqu'au dénouement final.
5 avr. 2017
8/10
3 0
Nous voici donc dans l'hôtel des deux mondes. Un hôtel ou se retrouvent des personnes qui sont, sur terre, dans le coma, entre la vie et la mort, et qui attendent donc de savoir s'ils pourront réintégrer leurs corps, ou s'ils devront rejoindre le royaume des morts, ou les attendent Dieu seul sait quoi...

Vous vous doutez qu'avec un tel concept, la pièce s'interroge sur notre condition humaine, et plus largement, quand est sur le point de la quitter, sur le sens de Notre vie, au sens large.

Attention, malgré le fait que les sujet méta physiques et philosophiques abondent, l'ensemble est traité avec beaucoup d'humour. Notamment à travers l'extrême différence de caractères entre les personnages présents, qui amènent des confrontations amusantes. Notamment entre le président d'une société persuadé d'être Quelqu'un avec un grand Q, même dans ce monde ci, parce qu'il est président. Et cette femme de ménage, qui s'imagine bébête, mais qui soulève des interrogations réel et enrichissante.

Mention spéciale à Michèle Garcia qui est épatante dans ce rôle de femme de ménage.

Il s'agit donc d'une très belle pièce, drôle et profonde. Qui comme toujours avec Eric Emmnauel Shmitt, nous pousse à nous interroger, et nous permet de percevoir l'immense cadeau qui nous a été offert : celui de vivre.
4 avr. 2017
9/10
3 0
Ou suis-je ?
Ainsi commence la pièce. C’est dans l’imagination fertile d’Eric-Emmanuel Schmitt qu’a muri cette comédie magnifiquement jouée par une talentueuse troupe de comédiens. Au premier rang desquels il faut saluer la superbe prestation du couple, à la scène comme à la ville, de Davy Sardou et Noémie Elbaz. Les autres n’ont pas démérité non plus, en particulier Jean-Paul Farre et Michèle Garcia dans une remarquable interprétation de leurs monologues percutants et émouvants.
On est transporté dans l’espace métaphysique de l’hôtel des deux mondes entre la vie et la mort. Durant deux heures on ne voit pas le temps passer, on ne s’ennuie pas un seul instant tant l’histoire est poignante et pas dénuée d’humour. On s’attache avec émotion aux personnages tiraillés entre la vie, l’amour et la mort. On ne sait ni comment ils sont arrivés là, ni où ils s’en iront.
2 avr. 2017
7,5/10
4 0
« L’Hôtel des deux mondes » est une satire sociale divertissante et intelligente, qui nous pose la question du temps qui passe, de la mort qui s’impose et viendra un jour prochain.

De l’importance de vivre et d’aimer tant qu’il en est encore temps. Un moment de théâtre divertissant et précieux, un texte généreux et ciselé, qui donne une vive envie de transposer nos plus beaux rêves dans le film de nos vies…Tic, tac... Un décor qui prend un peu trop de place dans l'imaginaire du spectateur.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor