Banque Centrale

Banque Centrale
  • Théâtre Les Déchargeurs
  • 3, rue des Déchargeurs
  • 75001 Paris
  • Chatelet (l.1, l.4, l.7, l.11, l.14)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 35,00
À l'affiche du :
7 janvier 2017 au 15 avril 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:30
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D'où vient l'argent que nous prêtent les banques ?

Dans un hôpital psychiatrique, un fou qui se prend pour l'Etat, explique à son médecin qu'il a désormais décidé d'être la Banque centrale. 

 

A travers les différentes consultations de ce fou, nous assistons à l'histoire de la création monétaire, depuis les premiers trocs jusqu'aux subprimes. Et l'on comprend vite son désarroi, dans cette jungle inquiétante où rien n'assure sa survie.

 

4

 

 

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Toutes les critiques
12 févr. 2017
9/10
5 0
En s'inspirant de la crise financière de 2008 et de la crise grecque, Franck Chevallay nous raconte avec une ironie mordante via les consultations d'un fou, les mécaniques de la création de la monnaie et des subprimes. Tout est vrai et fort bien expliqué avec des images percutantes.

Franck Chevallay a une présence impressionnante sur la petite scène du sous sol des Déchargeurs, je suis restée pendue à ses lèvres tellement sa façon de raconter l'histoire est intéressante. Ce seul en scène caustique a aussi des vertus pédagogiques et tout le monde devrait l'écouter pour mieux comprendre le monde actuel.

Sur scène, le fou qu'il incarne se prend pour l'Etat, il rencontre la Banque Centrale, les banques privées et l'Europe.. Ach l'Europe !! Et en prenant un somptueux accent germanique, il nous livre une version (hilarante) merkelienne de la déflation.

Le propos n'est pas de nous faire la morale mais le spectateur est poussé vers une conclusion assez terrifiante et pourtant terriblement réaliste.
22 janv. 2017
8/10
11 0
Un seul en scène qui met en valeurs les qualités de comédien de Franck Chevallay.

Franchement cette histoire ne m'a pas vraiment emballée, l'économie n'a jamais été mon fort, mais c'est raconté de façon comique et caustique, et je vais sans doute envoyer mon conseiller de banque voir le spectacle...
21 janv. 2017
9,5/10
65 0
Fascinant !
J'ai assisté au théâtre des Déchargeurs à un seul en scène véritablement fascinant !

Le concept et le pitch sont on ne peut plus clairs.
Dans un hôpital psychiatrique, un fou, en se prenant pour l'Etat, va purement et simplement nous expliquer, du troc aux subprimes, les mécaniques financiers qui ont régi ou qui régissent encore le monde qui nous entoure.

Ce fou, nous le devons à Franck Chevallay qui interprète de façon lumineuse, magistrale, drôle et pédagogique ce personnage.
Le fou ne sera pas si fou que ça, et en remontrera en sagesse à beaucoup.

Franck Chevallay a écrit et interprète cet étonnant seul en scène.
Et, tenez-vous bien, il n'est pas du tout économiste de formation.
« Simplement » quelqu'un qui s'est intéressé à la machine financière.

Et pourtant, tout ce qu'il va expliquer, démontrer, décortiquer de façon parfois hilarante est rigoureusement exact.

Il apparaît sur scène nu-pieds, portant une veste sombre sur un pyjama.
Au cours de différents tableaux, il va incarner toute une série de personnages qui vont représenter chacun une problématique bien spécifique :
- le banquier italien qui invente les billets, de façon à ce que l'or ne soit plus volé par les bandits de grands chemins
- une pièce d'or qui se retrouve coincée dans un coffre-fort anglais, parce que le propriétaire du-dit coffre a imaginé prêter des pièces qui n'existent pas : les pièces fantômes.
- un directeur de banque qui va cyniquement démonter le mécanisme des subprimes. « cinq à dix ans de rêve et d'espoir dans la vie d'un pauvre, ça n'a pas de prix ! »

On rit énormément tout en apprenant beaucoup de choses.
Le comédien ne ménage pas sa peine. Il se démène, se donne pleinement.
Il va, vient, court, virevolte, se cache en coulisse, revient sur scène...

De plus, ses différents accents sont irrésistibles !
(Mention spéciale à l'Etat qui prône la déflation et qui a comme par hasard un accent allemand à couper au couteau... Suivez mon regard merkelien...)

Alexandre Zloto, qui a mis en scène l'acteur a été d'un grand secours : les deux compères rendent très claire une gigantesque machine financière qu'on croyait, on qu'on voulait nous faire croire particulièrement et irrémédiablement opaque.

Il y a quelque chose des Monthy Python dont la façon dont joue Franck Chevallay : de la démesure, du rire, des fous-rires, et en même temps un sentiment de vertige dans le propos.
Oui, nous sommes en plein dans le registre loufoque des compères britanniques : le rire mais l'analyse poussée des absurdités sociétales.

Pour autant, le texte écrit par le comédien est clair : « Je ne vais pas vous faire des leçons de morale, je vais seulement raconter des histoires », nous précise-t-il.
Bien entendu, tout est suffisamment explicite pour que l'on sente bien le caractère engagé de la démonstration.

Nous sommes vraiment en présence d'un seul en scène à la fois unique, humoristique et pédagogique.

Un seul en scène qui fait sacrément réfléchir sur ce monde finalement très inquiétant de la finance.
On ressort avec quand même une impression inquiétante qui fait froid dans le dos !

Vous ne regarderez plus du tout votre banquière de la même façon après avoir vu ce spectacle !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor