Alma Mahler, éternelle amoureuse

Alma Mahler, éternelle amoureuse
De Marc Delaruelle
Mis en scène par Georges Werler
Avec Stéphane Valensi
  • Stéphane Valensi
  • Geneviève Casile
  • Julie Judd
  • Théâtre du Petit Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 40,00
À l'affiche du :
18 janvier 2017 au 30 avril 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:30
    • 19:00

Alma Mahler attend son éditeur pour corriger les épreuves de ses mémoires.

Ainsi sont évoqués ses exceptionnels maris (Mahler, Gropius, Werfel) certains de ses turbulents amants (Klimt, Kokoschka ou le père Hollnsteiner...)
A la fin de la soirée c'est la célèbre Vienne tout entière qui aura défilé devant nos yeux.

 

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23 mars 2017
7/10
0 0
Muse corporelle
L'histoire de cette femme à travers son exceptionnelle vie sentimentale est instructif. Cette vie passionnante est décrite avec talent et bien mise en scène.
14 mars 2017
7/10
5 0
Auteur, metteur en scène et comédiens se sont ligués pour « faire revivre » la truculente Alma Mahler. Cette femme fascinante que ses amis avaient surnommée « la veuve des Quat’zArts », rédige au soir de sa vie ses mémoires. Elle revient sur les moments forts vécus avec Klimt, Mahler, Kokoschka, Gropius, Werfel… L’admiration, l’amour, les scènes orageuses, les épreuves, les deuils, la frustration sont évoqués avec réalisme et humour. Très vite, nous tombons sous le charme de cette femme qui fit de « la survie un art », qui aurait voulu être la première femme à composer un opéra, et nous a laissé quelques Lieder.
« Il aimait ma musique, il aimait mon talent. Il était persuadé, comme moi, que je serais la première femme à écrire un grand opéra ».

Geneviève Casile, très émouvante, nous offre une prestation de haut vol. Julie Judd, en Alma jeune, est convaincante et Stéphane Valensi alterne avec aisance les rôles de l’éditeur américain et des hommes géniaux qu’Alma a aimés, épousés,trompés, quittés, perdus…

Aller à la découverte de ce spectacle à la scénographie très réussie, c’est retrouver, dans la Vienne de la Belle Epoque et au contact d’Alma, la vie intellectuelle et artistique si intense et si chère à Stefan Zweig…
5 févr. 2017
9/10
21 0
Cette pièce est une belle réussite : Geneviève Casile y incarne une Alma Mahler pleine de classe, de sarcasme et de sensibilité. Pour être honnête, mal interprété, son personnage aurait pu être quelque peu désagréable : seules les grandes actrices peuvent jouer les vieilles pimbêches et ne rien perdre de la sympathie de leur public!

Car Alma Mahler est une femme de la vieille école, grande dame ayant selon elle-même tout vu, tout vécu... Et se comportant de façon désobligeante et supérieure avec son éditeur, venu chez elle pour qu'ils relisent ensemble ses mémoires avant publication. Elle lui lancera quelques piques mais au fil de la pièce, la veuve des Quat'z' arts va révéler peu à peu ses fêlures, se transformant en une créature pleine de grâce.
C'est dans cette palette de jeu, dans cette finesse d'interprétation que Geneviève Casile resplendit. L'actrice qui joue Alma jeune, Julie Judd n'est d'ailleurs pas en reste. Les deux femmes se ressemblent et semblent liées- leurs interprétations du même personnage à différentes époques et avec les différents hommes ayant bouleversé le cours de la vie d'Alma s'accordent parfaitement, rajoutant de la beauté à cette pièce bien écrite. Stéphane Valensi leur donne la réplique, figure protéiforme se glissant à tour de rôle dans la peau de Klimt, Mahler, Kokoscha Gropius, Werfel et incarnant ainsi toutes ces figures de l'art dont Alma tombera amoureuse.

Je suis donc ressortie conquise : bien des pièces contemporaines offrant un nom comme tête d'affiche sont décevantes. Mais pas celle-ci : l'écriture et le jeu se nourrissent pour créer quelque chose de grand, un beau moment de théâtre.
30 janv. 2017
8/10
9 0
Alma a grandi dans une famille artiste, c’est une musicienne accomplie et quoi de plus normal que de devenir Mme Gustav Mahler. Elle a eu quelques coups de cœur avant son mariage, Gustav Klimt lui aurait donné son premier baiser...

Alma, devient l’épouse du Directeur de l’opéra de Vienne, mais elle doit s’en contenter. Elle compose, mais Mahler est le seul génie de la famille ! Frustration certes compréhensible, elle aura une liaison avec celui qui allait devenir plus tard, son second mari, Walter Gropius, architecte de talent distingué et futur directeur du Bauhaus. Elle se console aussi en lisant les poèmes de Franz Werfel... qui sera son troisième mari.
Elle a vécu d’art et d’amours, liaison tumultueuse avec le peintre tourmenté Kokoschka, douleurs aussi de la perte de ses enfants. Elle a été une personnalité majeure du monde intellectuel et artistique à New York.

La mise en scène est vivante, le texte drôle et émouvant. Julie Judd joue en « miroir » Alma jeune femme, ses aventures, ses combats, ses passions, et Stéphane Valensi parvient à jouer tous les personnages masculins, aidé par un accessoire ou un costume, une expression. Du grand art pour les trois comédiens. Geneviève Casile impose son autorité avec grâce et humour.

Le hasard a fait que je suis allée voir cette pièce, le jour même du décès d’Henry-Louis De La Grange, grand biographe de Mahler. A noter aussi en ce moment à Paris au musée des Arts décoratifs, une exposition sur le Bauhaus. Alma fait parler d’elle en ce moment !
26 janv. 2017
8,5/10
58 0
« Jean-Foutre ! »
Entendre jurer ainsi Melle Geneviève Casile entrant sur scène est décidément un délicieux moment !

Ce « Jean-Foutre » va donner le ton de la pièce.
Alma Mahler va régler ses comptes avec ses maris et amants, certes, mais peut-être et surtout avec la gent masculine en général.

Le théâtre a également cette vertu de vous faire faire la connaissance de personnages forts, hauts en couleur, certes, mais injustement méconnus.
Et pour cause, en l'occurrence : Alma Mahler restera à jamais dans l'ombre de ses « génies » de qui elle a partagé pendant un moment plus ou moins long la vie : Mahler, dont elle gardera le nom, bien entendu, les peintres Klimt, Kokoschka, l'architecte Gropius, l'écrivain Werfel...
Ne la surnommait-on pas d'ailleurs « la veuve des quat'zarts ? »

Voilà résumés en quelques mots le propos de la pièce.

Alma Mahler va se pencher sur son passé, au moyen de son autobiographie dont son éditeur vient lui présenter les épreuves.
Le pauvre homme aura bien du mérite, la vieille dame acariâtre va lui faire passer de rudes moments.
Rarement le mot « épreuves » aura été tellement porteur de double sens !

Le texte de Marc Delaruelle est brillant.
On ne compte pas les vrais bons mots, les vraies répliques théâtrales. Je me garderai bien de vous les retranscrire, à part peut-être une. (Je ne peux pas m'empêcher...) : « La Bénédictine ne supporte pas le dé à coudre ! »

On rit beaucoup, mais on est également ému par cette femme, pourtant grande compositeure, mais restée artistiquement méconnue, de par sa proximité avec des « génies », étouffée en tant qu'artiste et complètement cachée par l'ombre qu'ils lui faisaient.
On sent véritablement une souffrance intellectuelle.

La mise en scène de Georges Werler est délicate, précise et inventive.
La scénographie est elle aussi simple et sophistiquée à la fois.

C'est que l'auteur fait se rencontrer et dialoguer Alma-Geneviève Casile et la Alma-Julie Judd, plus jeune.
La dame écrivant ses mémoires tente de donner des conseils à celle qu'elle a été, revivant ses passions, tentant de lui éviter ses erreurs.

Des rideaux de fines chaînes métalliques, laissant néanmoins voir par transparence les scènes de souvenirs servent à ces flashes-back mémoriels.
C'est très beau.

Les trois comédiens sont on ne peu plus convaincants.
Julie Judd est parfaite en Alma jeune.
Elle nous fait véritablement partager les souvenirs joyeux, émouvants ou tristes, mais également les souffrances de l'héroïne. On y croit vraiment.

Jolie performance également de Stéphane Valensi qui va incarner tous les rôles masculins.
Le jeune éditeur bien entendu, mais également « la collection » de mâles d'Alma.
Quelques accessoires et le tour est joué, une paire de lunettes mahleriennes, un pardessus, un gilet jaune moutarde, un uniforme, sans oublier une poupée grandeur naturelle irrésistible.
Il est toujours très juste et très crédible. Un rôle assurément difficile.

Et puis elle est là.
Melle Casile.
Omniprésente, lumineuse, en un mot comme en cent formidable.
Elle subjugue la salle de son charisme, de son interprétation, de son jeu, de sa diction.
Sa drôlerie parfois vacharde, son émotion quand elle évoque le décès de ses enfants font mouche.
Subjugué, vous dis-je...

Pendant les quelques longueurs, par ci, par là, je ne pouvais m'empêcher de la quitter des yeux, très ému que j'étais.
Une icône.

Un très beau moment de théâtre, avec une vraie grande comédienne pour un vrai grand personnage.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor