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Acting

Acting
De Xavier Durringer
Mis en scène par Xavier Durringer
Avec Kad Merad
  • Kad Merad
  • Niels Arestrup
  • Patrick Bosso
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 4, rue Monsigny
  • 75002 Paris
  • Quatre-Septembre (l.3)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 69,00
À l'affiche du :
29 septembre 2016 au 28 janvier 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00

Dans une étroite cellule de prison, Robert, un metteur en scène condamné pour meurtre, rejoint Gepetto, un petit expert comptable minable et Horace, un tueur muet.

Gepetto a toujours rêvé de devenir acteur.

Mais voilà, il n'a aucune des qualités requises pour l'être. Robert tenté par un pari fou, et voulant tuer le temps, décide de faire de lui le plus grand acteur de tous les temps. Ce ne sera pas une mince affaire.

 

Kad Merad est un acteur et humoriste de 52 ans qui avait déjà joué au théâtre dans le spectacle musical Rendez-vous (2010). Au cinéma, il a joué dans Je vais Bien, ne t'en fais pas (2006), Bienvenue chez les ch'tis (2008) puis une flopée de comédies pas toujours très réussies.

Niels Arestrup est un acteur de 67 ans, qui a notamment joué dans De battre mon cœur s’est arrêté, Quai d’Orsay et Diplomatie. Au théâtre, on l'a vu un peu ralenti en 2015 dans la pièce Le Souper.

Xavier Durringer est un auteur de théâtre et de cinéma. Il a notamment réalisé le film La Conquête en 2011.

75

La critique de la rédaction : 5/10. Pas terrible. Pas terrible du tout.

Une pièce qui essaye d’être à la fois drôle et intelligente mais qui ne parvient aucun des deux.
Dans cette prison glauque avec un grand lit superposé, le personnage de Niels Arestrup donne un cours de théâtre d’une heure quarante à Kad Merad, élève dissipé.

Les dialogues déçoivent. Niels Arestrup disserte sur l’art du métier de comédien, Kad Merad fait des blagues caca-prout paf. Le résultat n’est pas très drôle ni convaincant, souvent ennuyant, ne nous fait rien ressentir.
La mise en scène n’aide pas avec les nombreuses coupures qu’elle crée. Elle accentue le fait qu’il ne se passe pas grand-chose derrière les barreaux de cette prison.

Dommage, des réflexions sur les acteurs, la culture, la critique de la télévision auraient pu être intéressantes dans une pièce mieux ficelée.

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
2 oct. 2016
8,5/10
37
0
Car le théâtre c'est avant tout une convention, cette histoire bien que peu réaliste est terriblement théâtrale.

Et ce huit clos entre trois hommes différents enfermés dans une même cellule avec un temps infini qui se déroule devant eux et finira par...
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Meilleure critique négative
1 oct. 2016
5,5/10
44
0
La vie d’un spectateur peut être séparée en deux périodes : avant d’avoir vu Niels Arestrup sur scène, et après. L’envie de revoir cet acteur, ce monstre sacré de la scène, ne m’a pas quitté depuis l’extraordinaire Diplomatie de Cyril Gély, montée à la...
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Toutes les critiques
30 déc. 2016
8,5/10
3 0
Merci à ce trio qui a su nous mener tambour battant dans ce "tragi-comique" qui, loin d'être ennuyeux, nous a fait passer du rire à l'émotion. Dommage pour ceux qui n'y ont pas trouvé leur compte, peut-être n'ont-ils pas vu à quel point chacun des acteurs a empoigné son personnage et l'a habité jusqu'au bout. Très belle mise en scène également avec les jeux de lumière savamment orchestrés et la présence de l'écran télé.

Belle soirée et le public l'a bien manifesté.
Merci les artistes !
28 déc. 2016
7,5/10
5 0
En terme de mise en scène, c'est sans doute la pièce la plus intéressante des grands théâtres privés parisiens.

Le jeu est assez inégal selon les acteurs. Niels Arestrup envoie franchement du lourd face à un Kad Merad très en dessous et qui surtout ne porte pas beaucoup la voix. Mention spéciale pour Patrick Bosso avec son Horace finalement très attachant et indispensable.

Le gros problème pour moi est qu'on tombe dans le rire facile, surtout pour Kad Merad obligé de faire des mimiques pour avoir un public hilare.
Au delà de la qualité du texte de Durringer, je trouve la fin un peu bâclée et pas très subtile.
Ça fait du bien de voir dans le privé, une forme de théâtre plus contemporaine.
20 nov. 2016
1/10
27 2
Beaucoup de buzz autour de cette pièce qui se révèle pourtant d'une platitude assommante, chargée d'un humour terre à terre, lourd et fatigant.

On retiendra un Niels Arestrup qui ne cesse de surjouer le râleur face à un Kad Merad qui fait le benêt au-delà de ce qui est crédible...

Bref, une soirée bien décevante qui aurait pu être à moitié sauvée en s'échappant pendant l'entracte... sauf qu'il n'y en avait pas ! :-(
5/10
31 0
C'est déçue que je ressors des bouffes parisiens pour une pièce qui, à mon avis, aurait pu être plus réussie !

L'histoire est pour le moins originale : dans une cellule de prison débarque Robert (Niels Arestup), acteur de profession. Robert accepte de devenir le mentor d'un de ses deux codétenus Gepetto (Kad Merad) voulant à son tour devenir acteur et passer le temps. Le 3eme homme incarné par Patrick Bosso reste lui silencieux, à la fois dangereux dans son silence et public attentif à cette tentative de reconversion de son compagnon. Dans cette pièce en un acte sans changement de décor, la lumière s'éteint de temps en temps, marquant la succession des jours qui passent et l'ennui des prisonniers. La mise en abyme des acteurs jouant aux acteurs et parlant d'acteurs est assez jubilatoire: on se demande souvent qui parle et si les dires des personnages sont partagés par leurs interprètes. Cela donne des répliques assez justes et remplies d'ironie sur ce double sens possible.

Aussi, avec de bons acteurs et un scénario original, la pièce avait beaucoup de potentiel si ce n'était le trop plein de vulgarité et les scènes répétées où Robert ne cesse d'interrompre et de rabaisser son élève qui ne lui donne pas satisfaction. Car le plus violent des trois dans cette prison est bien Robert, avec une violence de langage qui pour moi n'est pas justifiée, si ce n'est peut-être pour marquer la lassitude d'un personnage qui n'a plus beaucoup foi en la vie. De son côté, Kad Merad excelle dans le rôle de l'homme simplet qui donnerait le bon dieu sans confession à Robert et ne se rebelle que trop peu face à son professeur. Mais c'est véritablement lorsque son personnage fini par produire le monologue d'Hamlet dans une scène assez surprenante (qu'on ne vous dévoilera pas ici!!) que la pièce s'élève, pour un moment. Le talent de Kad Merad se révèle, dans un répertoire dans lequel on ne le voit jamais et avec une intensité certaine. Cette scène là est belle mais bien trop courte et arrive comme dénouement là où la pièce aurait pu monter en puissance ! C'est bien dommage.

Au moment des saluts se passe quelque chose de fort : les acteurs boivent les applaudissements comme un signe d'approbation nécessaire et indispensable avec beaucoup d'humilité et de surprise dans les pupilles, comme quoi même les acteurs reconnus ont besoin de se convaincre chaque jour de leurs légitimités face au public. La connivence palpable entre les acteurs et également belle à voir.

On salue donc le talent des acteurs mais déplore un texte qui aurait pu être plus recherché, plus intense et offrir plus de matières aux acteurs pour créer un peu plus d'étincelles !
30 oct. 2016
9/10
16 0
C’est une pièce sur le théâtre. Une pièce qu’il faut entendre, entre ses lignes, comme un hommage fou à cet art millénaire, qui mêle inné, acquis, grâce et mystère, auquel certains se brûlent et se consument, et qui est, pour d’autres, plus rares heureusement, comme un simple gagne-pain. « Acting » a été écrit par un homme qui, pour l’avoir pratiqué pendant de longues années, d’abord comme acteur, puis comme metteur en scène et auteur, connaît tout, ou presque, de cet art là et de ceux qui s’y adonnent.

Une pièce sur le théâtre, direz-vous ? La belle affaire ! Ce n’est pas la première ! Certes, mais celle-là, signée Xavier Durringer, a une force singulière, explosive, qu’elle tire de la personnalité de ses protagonistes.

Nous sommes dans une cellule de prison. A jardin, le coin cuisine et les toilettes. A cour, des lits superposés, dont deux seulement sont occupés. L’un par un dénommé Gepetto (Kad Mérad), un petit escroc écervelé qui gratte maladroitement une guitare en rêvant de paillettes. L‘autre par Horace (Patrick Bosso), un hurluberlu muet et inquiétant qui, jour et nuit, affûte des brosses à dents pour en faire des armes redoutables.

Un matin, cliquetis de clefs, grincement de porte, un nouveau détenu fait son entrée. Il s’appelle (Robert). C ‘est un acteur de théâtre de haut vol. Il a été condamné pour meurtre.

Entre Gepetto et Robert va s’engager un dialogue surréaliste. Parce qu’il pense que cette profession n’est qu’un tremplin qui permet d’accéder rapidement à la notoriété, le premier va demander au second de l’aider à devenir acteur. Hiatus ! Car Robert, dont les grands textes du Répertoire sont la passion exclusive, considère ce métier comme un sacerdoce. « Plus belle la vie » contre Shakespeare et la méthode Stanislavski ! Sous le regard très attentif d’Horace, un match va s’engager, qui sera captivant. Dans la cellule, qui se fera tour à tour, scène, loge et coulisse, deux hommes que tout oppose vont tenter de jouer au maitre et à l’élève. L’un, tel un mentor, tentant d’inculquer à l’autre (qui, au début, n’y comprend rien, ou ne veut rien comprendre), ce qu’est, ce que doit être un interprète… Au centre de leurs échanges, menés comme des rounds, la mise en abyme du métier d’acteur, si gratifiant parfois, si douloureux souvent, si difficile tout le temps. Le ton est celui de la comédie. Mais sous chaque réplique, on sent que la tragédie sourd…

On a rarement vu, sur une scène, l’art théâtral magnifié à ce point. Magnifié et analysé, mis à nu aussi. Secrets, tours, astuces, défauts, trucs, dérives, idées reçues, effrois, beautés…dans cet « Acting », rien de ce qui le constitue n’a été oublié. Xavier Durringer a situé les protagonistes de sa pièce en prison. Ce stratagème dramaturgique lui permet de montrer que le théâtre peut se jouer de tous les enfermements, qu’il permet tous les « ailleurs », toutes les illusions, toutes les évasions. Son écriture est orale, percutante, canaille, populaire et concrète. Chaque mot en a été pesé. Les acteurs peuvent s’y arc-bouter. Quant à sa mise en scène, elle est à la fois simple, subtile, sans chichi, et laisse toute la place au texte et aux comédiens.

Les comédiens… Parlons en, justement ! Quel plateau ! A ma gauche, Niels Arestrup, souverain dans son rôle de Pygmalion, tour à tour bourru, passionné, intransigeant, désespéré, tragique, mais en même temps capable de grande patience, de douceur et même de tendresse, envers son « élève ».Son magnétisme, et sa voix, à la fois grave et mordorée, qui empoigne à merveille la prose de Durringer, impressionnent et prennent aux tripes. Et quel phrasé ! Quelle diction ! S’il était clown dans un duo, Niels Arestrup en serait celui qui porte le chapeau blanc et l’habit de lumière. Son partenaire, Kad Mérad, lui, serait l’autre, l’Auguste, l’homme de toutes les maladresses et de toutes les bêtises. Il y a six ans que cet immense comédien n’était pas remonté sur un plateau de théâtre. Il y est comme chez lui. La naïveté abrutie de son personnage lui va comme un gant. Il y fait preuve d’une finesse de jeu et d’un tempérament comique qui atteignent des sommets. Kad Mérad a été musicien. Cela se voit. Il « swingue » son rôle. Mais soudain, quand il s’attelle au monologue d’Hamlet, la salle se fige, les larmes montent aux yeux.

Au milieu de ces deux là, un autre acteur fait aussi un remarquable travail. Il s’agit de Patrick Bosso. Sauf à l’extrême fin de la pièce, il n’a pas un mot à dire. C’est donc très difficile pour lui. Mais ce qu’il parvient à exprimer par les seules forces de son regard et de ses attitudes est assez prodigieux.

Happé par la télévision et le cinéma, Xavier Durringer avait déserté le théâtre depuis longtemps. Il signe ici un retour magnifique, avec l’un des plus beaux faces à faces vus sur les planches depuis des lustres. Ce face à face parle de l’art théâtral, et en son arrière-plan, de cette chienne de condition humaine. Tragédie ? Comédie ? Sauf au dénouement on ne le saura pas, tant ce texte nous balade entre rires et larmes. Ce qui est sûr, c’est que cet « Acting, conçu comme un chant d’amour au métier d’acteur, ne parle au fond que de l’homme, de sa grandeur et de sa petitesse. Ce qu’on voit et entend, c’est que chacun de ses mots est porté par des acteurs au sommet, qui méritent tous les dithyrambes. (Théâtre des Bouffes Parisiens- Paris).
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor