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Abigail's Party

Abigail's Party
De Mike Leigh
Mis en scène par Thierry Harcourt
Avec Lara Suyeux
  • Lara Suyeux
  • Alexie Ribes
  • Dimitri Rataud
  • Cédric Carlier
  • Séverine Vincent
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets de 29,00 à 38,00
À l'affiche du :
31 janvier 2017 au 16 juillet 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00

Dans la banlieue de Londres, au cœur des années 1970, Beverly et son mari Peter reçoivent Angela et Tony, un jeune couple qui vient d’emménager dans le quartier.

Susan, en voisine, se joint à cette soirée pour trouver refuge loin de la « party » organisée par sa fille Abigail. À ce dangereux jeu social de l’être et du paraître, combien de masques tomberont ?

Et jusqu’où la vérité sera-t-elle mise à mal ?

 

De cet apéritif improvisé vont surgir des situations cocasses et des tensions extrêmes.

Mike Leigh est un scénariste anglais de 73 ans. Ses films les plus notables sont Naked et Vera Drake.

 

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La critique de la rédaction : 7.5/10. Une pièce assez atypique et amusante.

Nous suivons une petite soirée entre voisins. Leurs relations très superficielles, leurs discussions creuses et mondaines font beaucoup sourire. Les non dits font eux, avec leur second niveau de lecture, prendre du recul sur nos comportements en société, l'hypocrisie, la comparaison permanente aux autres...

Chacun a son caractère que nous découvrons au fil des scènes : une lunaire, un nerveux, une excentrique, une émotive et un discret. Ce mélange improbable donne lieu à des situations inattendues.
Le jeu est exagéré, les deux actrices principales sont très extravagantes et cela donne son charme à la pièce. Tout comme le joli décor des années 1970.

Une fête agréable en leur compagnie.

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
2 févr. 2017
9/10
16
0
Une merveille.
Le Poche nous fait à nouveau découvrir un chef d'oeuvre du théâtre anglais, avec ce bijou de Mike Leigh, merveilleusement adapté par Gérald Sibleyras, qui a su garder l'humour et la folie de la pièce originale, tout en intégrant une dimension...
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Meilleure critique négative
11 févr. 2017
6/10
31
0
Une soirée entre voisins, de l’alcool qui coule à flots, de la drague dans l’air…

Sur le papier, Abigail’s Party s’annonçait ébourrifante. Force est de constater en sortant du Poche que la comédie de Mike Leigh s’essouffle sur la durée et manque de...
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Toutes les critiques
Nous sommes dans l'Angleterre des années 1970. La crise du pétrole n'a pas encore sévi. La classe moyenne est en pleine expansion. Elle gagne de l'argent, accède à un confort bourgeois. L'ère du paraître est là. Beverley n'a de cesse de vanter la situation professionnelle de son mari. Angela et Tony sont prêts à faire semblant de ne pas voir les impolitesses de leur hôte pour être acceptés dans cette classe supérieure. Quant à Suzanne et Peter, on ne saurait lequel est le plus gêné par la consommation excessive d'alcool de la maîtresse de maison.

Si on entend la musique de la party donnée par Abigail il n'est pas certain que ce soit chez les ados que le risque de dérapage soit le plus fort. Sous les verres d'alcool avalés en accéléré le vernis des conventions et de la bienséance ne va pas tarder à craqueler. L'entente entre Beverley et Peter n'est pas au zénith. 3 ans de mariage et l'enlisement dans l'ennui est là de même que les frustrations et insatisfactions grandissantes. Il n'est pas très loin non plus chez le jeune couple Tony / Angela. Les inhibitions tombent chez les deux jeunes femmes. Les questions se font intimes, dérangeantes. Les maris sont mal à l'aise. Suzanne aussi.

Thierry HARCOURT a choisi une mise en scène réaliste. Le décor nous plonge dans l'ambiance des années 1970 : un intérieur bourgeois au mobilier bien marqué. Les costumes et les coiffures sont particulièrement soignés. L'atmosphère est un peu étrange. On sent rapidement qu'il va y avoir des éclats. On ne peut s'empêcher de penser à "Qui à peur de Virginia Wolf". Mais l'intensité n'est pas au rendez-vous, laissant le spectateur sur sa faim.

Lara SUYEUX pourrait donner à Beverly une personnalité complexe. Elle est à peine ébauchée sur une scène furtive qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Son jeu excessif peine à nous mettre en empathie avec ses désenchantements. Cet excès qui a du mal à séduire chez l'une est à l'opposé tout à fait juste chez Alexis RIBES, provocante Angela à la plastique impeccable, faussement nunuche pour mieux séduire ses nouveaux voisins. Les maris Cédric CARLIER et Dimitri RATAUD sont crédibles en conjoints tentant de limiter les dégâts. Quant à Séverine VINCENT elle excelle à contenir son agacement derrière des sourires complaisants.

En bref : Malgré l'application des comédiens on peine à suivre cette soirée qui ne semble mener nulle part. La fête se termine et nous n'avons pas assisté à l'explosion attendue. Dommage.
1 mars 2017
7,5/10
9 0
Abigail's Party est une pièce surprenante qui nous plonge quasiment cinquante ans en arrière, dans la banlieue de Londres, à une époque où les codes sociaux étaient très clivés.

Il est alors de bon ton d'inviter ses voisins à faire connaissance autour d'un verre (façon de parler parce qu'on boira énormément au cours de la soirée). C'est ce à quoi s'emploie Beverly en quasi parfaite maitresse de maison alors que son mari Peter s'esquiverait volontiers.

La suite des évènements démontrera s'il s'agit d'un pur exercice de courtoisie.

Beverly a une qualité -ou un défaut- qui est de s'exprimer sans filtre alors qu'une de leurs invités, Susan, cherche à l'opposé toujours à arrondir les angles. Un jeune couple est aussi invité, Tony et Angela, nouveaux venus dans le quartier.

Abigail sera l'arlésienne de la soirée. La jeune adolescente affranchie est la fille de Susan et elle donne sa propre "party" dans un pavillon voisin, au domicile de sa mère, évincée de la fête, qui perdra son assurance au fil des heures.

On est surpris d'apprendre que c'est Mike Leigh, le grand cinéaste aux Palmes d’Or et autres Oscars (Secrets et mensonges, Naked, Turner) qui a écrit la pièce parce qu'on ne le connait pas comme auteur de théâtre. Il avait conçu le rôle de Beverly pour sa femme. L'adaptation en français est signée par Gérald Sibleyras (Un petit jeu sans conséquences, Les 39 marches, Des fleurs pour Algernon et co auteur de Silence on tourne, actuellement à l'affiche au théâtre Fontaine).

Mais c'est Lara Suyeux (Beverly) qui a donné à Thierry Hartcourt l'idée de monter cette pièce, culte en Angleterre, où elle est jouée depuis sa création en 1977. Le metteur en scène est d'ailleurs très actif puisqu'il signe aussi l'Amante anglaise actuellement à l'affiche au Lucernaire.

On célébrait la société matérialiste dans les années 70. On n'est guère différent aujourd'hui avec le culte du virtuel. L'enjeu demeure identique : faire croire qu'on existe, en cultivant le paraitre, sans soupçonner qu'on se brulera peut-être les ailes.

Les costumes sont incroyablement datés, fort réussis, allant jusqu'à être assortis au papier peint pour la tenue d'Angela. Plusieurs accessoires rappellent les années 70, par exemple un très kitsch téléphone de bakélite orange. Les codes sociaux de la réussite sont apparents comme la taille de l'appartement, la présence d'un très grand canapé, d'une reproduction de tableau de maitres, le célèbre Déjeuner des canotiers de Renoir, et La chaise et la pipe de Van Gogh, sans doute signes de snobisme puisqu'ils n'ont pas été peints par des artistes anglais. Mais ce n'est pas parce qu'on exhibe des chefs d'oeuvres ou des livres reliés que l'on prouve qu'on est cultivé.

Les sourires sont un peu forcés en début de soirée. Les confidences discrètes. It's now or never, susurre Elvis Presley, kiss me my darling, tomorrow will be too late.

Le ton change sous l'impulsion de la maitresse de maison : on n'est pas là pour discuter mais pour s'amuser. Plus tard Rain and tears de Demis Roussos et le Boogie Wonderland d'Earth Wind and Fire, signe le début du dérapage.
Le jeu devient dangereux. Le talent des comédiens est au service de personnages qui révèlent leur vraie personnalité. On dirait aujourd'hui de Beverly qu'elle est cash. Ce qui semblait être une soirée un peu fade change de ton, nous offrant un moment pimenté qui promet toutes les surprises.
24 févr. 2017
9/10
7 0
Comme un épisode de StripTease, une pièce qui, l'air de rien, en dit long sur la bêtise humaine !

La mise en scène offre un voyage dans les seventies (décidément très à la mode en ce moment).
Les acteurs sont excellents, les 3 actrices en tête !
22 févr. 2017
1/10
7 0
Bête, méchant et assourdissant.
17 févr. 2017
7/10
19 0
De quoi ça parle ?
Beverly est habillée pour la soirée. Elle espère que son mari restera et qu'il n'oubliera pas de faire quelques courses. Mais voilà, ce n'est pas le cas. Ce bonheur factice qu'il faut afficher en société va s'égrainer au fur et à mesure. Cette classe moyenne qui veut briller par la possession de la modernité en fin de compte s'écroule intimement dans une détresse destructrice.

L'amour c'est bon pour les films. Dans la vraie vie, beaucoup de femmes se marient pour s'émanciper de leur famille. Alors la vie au quotidien avec un presque inconnu n'est pas évident même s'il faut sauver les apparences. L'alcool mêlé de désespoir vont faire apparaître ces blessures qui peuvent amener à la destruction de soi et des autres.

Mike Leigh aime montrer à travers une satire, les fissures d'une société anglaise des années 70.

Pour bien refléter cette époque, Marius Strasser choisit de mettre du mobilier typique de cette époque comme la fameuse lampe à bulle, le range cigarette, le canapé en cuir véritable le tout enrobé de couleurs flashy. Les costumes de Jean-Daniel Vuillermoz sont dans la continuité du décors. J'avoue avoir eu un gros coup de coeur pour la tunique moulante à motif à carreaux d'Alexie Ribes.

Et sur scène ?
Beverly (Lara Suyeux) occupe l'espace avec une robe mauve moulante, des pauses suggestives, son rouge à lèvres pétant et des prises de parole incessantes. Ce qui laisse peu de place à son mari Peter (Dimitri Rataud) pour s'affirmer. De toute façon tout les oppose même les goûts artistiques.
Ce soir, c'est un couple de nouveaux voisins qui sont invités. Il y a la très séduisante et naïve Angéla (Alexie Ribes) qui porte une tenue très moulante valorisant la perfection de son corps avec une coiffure légèrement mise en volume. Et puis, son époux qui parle assez peu, Tony (Cédric Carlier) qui ne laissera pas Beverly insensible. La chair fraîche a tendance à aiguiser ses sens sexuels. Elle aime laisser ses mains se balader sur le corps de ce dernier lors d'un slow sous les yeux de la voisine divorcée, Suzanne (Séverine Vincent). Elle est là ce soir, car une boum organisée par sa fille Abigail se déroule dans la maison.

Doucement un malaise s'installe. La soirée ne sera pas aussi parfaite que Beverly l'espérait. Elle voudrait s'imposer comme l'hôtesse idéale et pour combler ses moments de calme, elle propose de l'alcool. Gin et Bloody mary sont à volonté. Plus l'alcool va couler et plus la furie rousse va montrer son vrai visage avec ses préjugés, son mauvais caractère, son intolérance... La soirée se termine avec un règlement de compte ou Berverly va tirer la première.

Le sur-jeu qui rappelle les soap-opéra permet de se distancier des personnages dans ce huis clos grinçant. Cette mégère odieuse et antipathique met le doigt où ça fait mal. Les apparences se détruisent et les fissures montrent le désarroi d'une société en quête d'un bonheur idyllique.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor