28 Heures Plus Tard

28 Heures Plus Tard
  • Le Funambule Montmartre
  • 53, rue des Saules
  • 75018 Paris
  • Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 30,00
Evénement plus programmé pour le moment
Réservation de tickets

John, Jack et Jess, trois survivants que rien ne prédestinait à se rencontrer, se retrouvent plongés au coeur d'une apocalypse zombie.

Quand tout s'écroule autour d'eux, quand le monde n'est plus qu'une vaste zone de guerre, quand tout ce qu'ils avaient connu jusque là n'est plus qu'un lointain souvenir, ils vont devoir composer avec les deux autres, des inconnus, et avec eux mêmes. Seuls face à leurs choix et leurs priorités.

Venez partager leur détresse, leurs peurs, leurs crises de rire et leurs espoirs... Prenez vous d'affection pour ces êtres ordinaires perdus dans une histoire extraordinaire.

Un huis clos drôle et touchant sur une mise en scène à 360 degrés.

Note rapide
6,5/10
pour 2 notes et 2 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
100%
0 critique
Note de 8 à 10
0%
Toutes les critiques
30 mai 2016
6/10
63 0
Imaginez Paris envahi par des zombies… C’est dans ce contexte apocalyptique qu’un petit groupe de rescapés se retrouvent reclus dans le Théâtre Funambule Montmartre assiégé par un groupe de zombies affamés ! Vous imaginez bien qu’en tant que fan de la première heure de The Walking Dead (et accessoirement des films de Romero) je ne pouvais décemment pas passer à côté de 28 HEURES PLUS TARD. Et même si la pièce ne tient pas toutes ses promesses, la faute principalement à un budget limité, saluons l’originalité de la démarche et la volonté des auteurs de faire passer un bon moment aux spectateurs. Attention, cette critique contient quelques spoilers !

La pièce démarre par un (classique) bulletin radio annonçant une invasion zombie en plein Paris. Jess (l’héroine), John le geek de service et Jack le wannabe rambo (on pourra d’ailleurs s’interroger sur le choix inexplicable d’américaniser les prénoms pour une pièce se déroulant en France, donnant de facto un petit côté cliché et cheap à la pièce…) vont devoir apprendre à se connaître et s’organiser sur fond de désaccords pour pouvoir trouver une porte de sortie à ce théâtre qui sert donc de décor. L’idée est ingénieuse et permet une mise en scène à 360° (les comédiens investissent à la fois la scène et la salle à la recherche d’une porte de sortie).

De ce huis clos psychologique et oppressant j’ai apprécié l’ambiance de fin du monde soulignée par un jeu de lumières qui vacillent et les sons en provenance de l’extérieur : soupirs de zombies en permanence derrière la porte et bruits d’explosion. On s’y croirait presque ! Mais si l’ambiance est la, la tension ne l’est pas vraiment en l’absence du principal : nos amis les zombies. Sans rentrer dans les détails précisons qu’il y a un manque cruel de zombies, de sang et de tripes, ce qui, pour une pièce sur les zombies, déçoit inévitablement vous en conviendrez.

De fait le rythme de la pièce s’en trouve affecté puisque les moments d’action qui caractérisent habituellement le genre font défauts. Un manque de zombies qui dénote un manque de moyen évident, tout simplement. J’imagine qu’il ne doit pas être évident d’allier délires scénaristiques et contraintes budgétaires… Quelques mains sanguinolentes à l’encadrement de la porte auraient par contre été bienvenues : ça ne coûte pas cher et ça fait toujours son petit effet ! Heureusement que les auteurs nous réservent 2-3 petites surprises fort appréciables, mais pas suffisantes pour nous tenir en haleine. D’autant que les dialogues ne sont pas spécialement folichons (ni particulièrement drôles) et que l’interprétation est globalement en demi-teinte.

Soulignons néanmoins la belle énergie des comédiens, notamment Claire Toucour (en provenance de sa Chouvénie natale) et surtout Damien Dufour, également co-auteurs de la pièce, qui semblent prendre un plaisir évident à naviguer en pleine apocalypse.

Si on passe tout de même un moment sympathique au Funambule Montmartre, pour apprécier la pièce à sa juste valeur il faut la considérer comme un huis clos pur et ne pas s’attendre à une invasion zombie : pour faire simple on est plus dans l’univers de Fear The Walking Dead que de The Walking Dead). Les amateurs apprécieront aussi les références aux jeux vidéos et films du genre ainsi qu’au fameux Guide de survie en territoire zombie ! Une vraie pièce de fans de la culture Z pour les fans de la culture Z en quelque sorte. Dommage que les auteurs n’aient pas été en mesure de proposer une vraie dose d’adrénaline de zombies sanguinolents, contraintes budgétaires obligent.

En tout cas saluons le Funambule Montmartre pour sa programmation audacieuse qui a le mérite de proposer du divertissement alternatif, comme ce fut le cas avec Aaaaahh !, permettant de faire venir les jeunes au théâtre, fût-ce-il zombiesque.
7/10
58 0
Au secours les zombies débarquent au théâtre !!!
C'est vrai que les zombies sont 'à la mode' depuis la série télé The walking Dead.

Avec un titre qui fait un clin d'oeil à un bon film de Danny Boyle : 28 jours plus tard, et une comédienne, Claire Toucour, que j'avais trouvé fabuleuse dans Venise sous la neige, je ne pouvais que venir à la première de cette pièce dans le petit théâtre du Funambule.

Attention ce n'est pas une pièce qui fait peur comme Ouhhh!!! ou la Dame blanche, mais une comédie assumée (un peu dramatique aussi) sur trois personnes réfugiées dans un théâtre suite à un incident qui transforment les humains en zombies.

Alors certes il y a l'ambiance du huis clos mais il y a des références très drôles à l'univers 'survival' : Silent hill, the walking dead,.. mais aussi à quelques dérives hilarantes, notamment celle sur Starwars. Les personnages passent par différentes phases psychologiques plutot bien pensées vu le contexte angoissant mais on ne lache pas la pointe d'humour qui sert de fil rouge.

La mise en scène est sympathique avec une appropriation de la scène et de la salle qui nous plonge dans l'action avec les trois survivants.

Parlons donc des trois survivants : Pascal Loison et Claire Toucour sont très justes et ils font passer une belle palette de sentiments dans leur jeu. Damien Dufour qui incarne un jeune adepte des jeux de zombies surjoue trop son personnage mais il n'est pas facile d'osciller entre l'angoisse et l'humour, l'exercice étant vraiment difficile.

Cette pièce est originale et l'angle d'attaque du huis clos à la fois drôle et angoissant mérite le détour.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor