8,5/10
3 0
Mon coeur a pris une belle claque avec cette pièce !!!

Car ce n'est pas l'histoire d'un petit bout de plastique qui sert à jouer de la guitare (mauvaise blague faite par un ami quand il m'a proposé d'y aller), c'est l'histoire du scandale du Médiator qui n'est pas encore fini en France mais il a déjà bien défrayé la chronique. L'auteure a voulu porter la parole des victimes qu'elle a rencontré et les a fusionné dans cette femme Claire Tabard : un emblème pour toutes les victimes.

Même si la première partie est un peu longue et maladroite : c'est la partie consacrée à la vie de Claire Tabard (incarnée par une merveilleuse Marie Nicolle), l’héroïne que nous suivons, avant, pendant et après son opération, en alternant scènes de la vie quotidienne et visites médicales. Sous nos yeux, sa vie devient un enfer, une souffrance au quotidien... Il y a aussi l'enquête du médecin Irène Franchon qui a révélé la vérité à nos yeux en harcelant de rapports l'Agence française de sécurité sanitaire qui finira par réagir.

La seconde partie est un choc émotionnel. C'est la partie consacrée aux expertises médicales afin de reconnaître ou non si Claire a bien été empoisonnée par le Médiator. Les audiences se succèdent pendant près de trois ans et chacune apporte son lot de tension et de souffrance : on frissonne à l'énoncé de certaines questions des experts qui fouillent sans vergogne dans l'intimité psychique et physique de Claire.

Il y a aussi l'avocat des laboratoires Servier qui assiste à ces séances d'expertise et il est tellement infecte qu'on a vraiment envie de sauter sur scène et d'aller le frapper (excellent Anthony Rouiller).

L’enchaînement des scènes est digne des plus grands metteurs en scène du moment.

Ce fut un moment intense vraiment rare au théâtre et je vous invite à y aller car malheureusement le théâtre était loin d'être plein.
26 mars 2017
6,5/10
3 0
J'apprécie Julie Ferrier à la télé, au ciné ou dans des chroniques. Elle me fait rire par son extravagance, ses mimes réussis et son grain de folie.

On retrouve tout ça dans son spectacle mais sur une longueur bien plus importante. Ce qui nous fait rire en 5 minutes peut lasser en une heure trente. On y retrouve ses personnages excentriques et 4 bonhommes qui nous font rire dès l'entrée dans le théâtre car la pièce commence avant 21h00... C'est même Julie Ferrier qui nous accueille et ne nous lâche pas dans une succession de sketchs ininterrompue.
Ils sont tous drôles, mais possèdent un truc qui cloche : soit trop longs, soit les blagues sont trop redondantes ou attendues.

En somme ce n'est pas un mauvais spectacle mais on ne rit pas à gorge déployée.
7,5/10
6 0
Une pièce d'horreur !!! Je trouve que ça claque bien comme nouveau genre théâtral.

Contrairement à d'autres tentatives de faire venir des histoires de zombies sur scène, celle ci est plutôt réussie. On retrouve tous les ingrédients qui font le succès des films du même genre : il y a du sang, quelques sursauts, de l'inattendu, de l'humour à deux balles, des dialogues médiocres, des décors connus (hôpital désert, cave miteuse,...) et des zombies plus vrais que nature.

Je trouve que l'espace sur scène est utilisé très intelligemment et on peux suivre les différents personnages en parallèle sans avoir des changements de décor trop longs. Il y a du rythme et c'est important pour rester dans l'ambiance.

On passe une soirée originale en tout cas.
26 mars 2017
9/10
4 0
Timon est prodigue, ses amis l’aiment parce qu’il a le pouvoir, l’argent, et il aime ses amis, ou bien cherche-t-il à s’en faire aimer en les comblant de cadeaux et de bienfaits ?

Rien ne manque, le banquet, la fête, les jolies femmes, boisson et nourriture à foison, tout est raffiné et tout est à crédit. Peintre, poète, sénateur, tous viennent à sa table et chantent ses louanges.
Un de ses compagnons Apementus le met en garde, réaliste ou misanthrope, disons un peu des deux. Le fidèle intendant, Flavius, tente aussi de ramener Timon à la raison. Timon est trop généreux, et les créanciers menacent. Pour calmer le jeu, sûr de l’amitié et de loyauté de ses amis, il leur demande à chacun une somme, quel n’est pas son désarroi en apprenant leur refus. Ruiné, il les invitera à un dernier festin. Ils n’auront que de l’eau et sa haine.

Timon s’enfuit et se réfugie loin de tout sur une grève, une carcasse de bateau lui sert d’abri. Là, il découvrira un trésor ! Que faire de tout cet argent ? Flavius retrouve son maître, mais Timon maudit l’humanité et veut finir ses jours dans la solitude.

Athènes est en feu, les troupes d’Alcibiade l’encerclent, les sénateurs retrouvent Timon et le supplie de revenir, il leur crache sa haine et les maudit.
Cette pièce peu jouée de Shakespeare, met en lumière la folie du pouvoir, l’argent trop facile. La mise en scène est sobre et dense, le décor esthétique et les costumes contemporains, le thème est intemporel.

La distribution est remarquable, avec en tête un Patrick Catalifo descendant aux enfers.
26 mars 2017
8/10
3 0
J'ai passé une excellente soirée au Palais des Sports.

Quelle troupe! Les costumes à paillettes sont superbes, les chorégraphies sont endiablées et la mise en scène rythmée. Les interprètes et les danseurs sont extra ordinaires mais l'héroïne du show est belle bien Fauve Hautot bourrée de talent et de charisme ❤️

Vive le "musical" vive le Disco et vive la Danse.