Il y a 16 heures
9/10
1 0
Très émouvante cette histoire d'un homme détruit par la technologie.

Tout est bien pensé, les décors, la fumée, le chien et la voix off.

Un beau moment de théâtre.
Il y a 2 heures
1/10
2 0
Au Ciné 13, le Roi se meurt... mais hélas le spectateur aussi...

Navrée d'être aussi sévère, mais nous sommes passés par les mêmes tourments psychologiques que le Roi à qui l'on apprend sa mort imminente:
- la dénégation (mais non, ça ne peut pas durer ainsi pendant 1h30),
- la révolte (mais pourquoi je ne suis pas restée confortablement installée à la maison avec un bon bouquin à caresser mon chat),
- et enfin la résignation (si je dors un peu cela passera plus vite...).

La mise en scène est un immense fatras. Pompeux. Verbeux.
Il y a 4 heures
7/10
2 0
Saviez-vous qu’avant d’être la série TV à succès que l’on connaît COLUMBO était une pièce de théâtre ? Moi, non. Aussi l’annonce d’un retour aux sources avec Martin LAMOTTE dans le rôle titre et Didier CARON à la mise en scène suscitait-elle ma curiosité. D’autant que c’est le tout premier épisode de la série (enfin du “feuilleton” pour revendre le terme de l’époque) du célèbre inspecteur lieutenant, Meurtre sous prescription, qui est adaptée sur la scène du Théâtre Michel. La rendu final n’est clairement pas dénué d’intérêt et m’a donné l’impression de regarder un épisode de la série, ce qui est en soit le signe d’un pari réussi mais également celui d’une expérience théâtrale qui est peut-être (légèrement) passée à côté de son sujet.

NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS
On connaît tous la particularité d’un épisode de Columbo : dévoiler dans les toutes premières minutes l’identité du meurtrier et assister au détricotage de son plan machiavélique par un Columbo perspicace qui ne laisse passer, vous vous en doutez, aucun des petits détails qui le chiffonne. Cet épisode ne déroge pas à la règle et c’est ainsi que la pièce s’ouvre sur le générique de la série (on est plongé tout de suite dans l’ambiance !) et sur Ray Flemming (Pierre AZEMA), psychiatre de son état, en train d’assassiner sa future victime. Effets sonores et atmosphère à la Columbo garantis. Un petit côté nostalgie qui est, avouons-le, fort plaisant !

Mais comme tout bon épisode de Columbo qui se respecte l’histoire, bien qu’intrigante et construite efficacement (elle est d’ailleurs signée William Link, auteur de plusieurs épisodes de la série) manque de rythme (Columbo n’ayant jamais été réputé pour ses scènes d’action). Un manque accentué par la mise en scène et les nombreux (et longs !) changements de décor qui viennent ralentir l’action et font inévitablement retomber l’attention du spectateur. A la décharge du metteur en scène Didier CARON (dont j’avais apprécié le travail sur COIFFURE & CONFIDENCES) je conçois que ce n’est pas évident de tenter d’insuffler un tempo plus soutenu sans dénaturer le rythme volontairement indolent de la série. Ainsi, si on suit avec plaisir la découverte par Columbo des petits indices improbables trahissant le meurtrier, il n’en reste pas moins que le suspense n’est au final pas moins soutenu que prévu.

LAMOTTE ÉVITE LA CARICATURE
Pour donner vie au personnage la production a donc fait appel à Martin LAMOTTE. Un choix qui n’est pas forcément une évidence, le bonhomme étant habituellement plus enclin à la comédie. J’avais donc quelques appréhensions quant à son interprétation : pour que la pièce fonctionne il ne fallait surtout pas qu’il nous propose une pâle copie du Columbo d’origine. Fort heureusement ce ne fut pas le cas : LAMOTTE apporte à son personnage juste ce qu’il faut pour en faire un Columbo crédible (tics de langages, allure et accessoires aidant) sans pour autant tomber dans une caricature grotesque de Peter FALK. Pierre AZEMA, reconnaissable à sa voix et son phrasé singulier, campe un vilain de série impeccable. L’homme démontre une nouvelle fois qu’il peut s’approprier n’importe quel type de personnage. Face à ce duo les deux autres comédiens sont plus en retrait, et semblent plus détachés. Enfin, je regrette l’absence du non-moins célèbre compagnon d’enquête de Columbo, Le Chien, qui, s’il est mentionné au même titre que sa femme, n’apparaît pas sur scène à ses côtés (pas évident de diriger un canidé !).

Je vous invite donc à découvrir cette adaptation de Columbo avant d’attaquer les rediffusions de TMC qui font, je crois comprendre, d’excellentes audiences actuellement. Si le suspense n’est pas à couper au couteau (parions d’ailleurs que les Experts {insérer ici la ville de votre choix} auraient découvert la supercherie avant la première pub!) on passe quand même une agréable soirée. Saluons enfin le Théâtre Michel pour sa programmation alternative qui change des éternelles grosses comédies sans saveur.
Il y a 9 heures
7,5/10
3 0
Petit goût de déjà vu.

Après le succès (largement mérité selon moi) de Thé à la menthe ou t’es citron, Patrick Haudecoeur a souhaité récidivé avec Silence, on tourne ! Malheureusement, la seconde tentative est moins bonne que la première.

Cette fois, il n’est plus question de théâtre mais de cinéma… enfin, de cinéma qui se déroule quand même dans un théâtre ! En effet, la scène de cinéma qui est tournée pendant la pièce est sensée se dérouler dans un théâtre. Si ce choix permet d’intégrer le public à l’histoire, il empêche surtout de faire une véritable rupture avec l’univers du théâtre, déjà largement exploité dans Thé à la menthe ou t’es citron. Du coup on retombe vite dans les gags utilisés par cette pièce précédente : décor capricieux, comédiens qui jouent mal, guerre des égos, problèmes techniques…

La nouvelle création semble donc un peu déjà vue et reste moins drôle que la précédente. Le premier tiers de la pièce est assez décevant, mais la suite s’améliore et offre de très beaux éclats de rire. Globalement j’ai tout de même apprécié ce moment passé au côté de cette troupe complètement barrée et je ne suis pas ennuyé. Les musiciens qui ponctuent la pièce apportent un petit quelque chose en plus, qui sans être indispensable n’est pas désagréable.

En résumé : une comédie sympathique qui ne rivalise pas avec son aînée.
Il y a 11 heures
8/10
3 0
La preuve que l'histoire la plus simple, si elle est servie avec talent, peut donner un excellent spectacle.

Et de talent, cette pièce en est pourvue, fois huit, très exactement. Chaque comédien trouve sa place, apporte une vraie valeur à l'ensemble. Chapeau encore plus bas à Nicolas Lumbreras, l'auteur : il réussit ici le coup de poker de parodier, dépoussiérer, enjoliver le genre musical, de la plus belle façon.

Les tableaux s'enchaînent avec efficacité et rythme. Une pièce qui nous donnera tour à tour de la grivoiserie sans vulgarité, un coup de pouce aux sourds, un clin d'oeil aux homos, une leçon de langues, une recette de cuisine et un élan de patriotisme épique.

C'était ma première confrontation avec la troupe palmadienne, qui en est à sa huitième création : je regrette de n'en avoir vu aucune avant celle-ci.